17 décembre 2008
Battuta, une fête pour les Fêtes !
Dans notre société folle, un homme étrange existe. On ne sait pas grand'chose de lui, si ce n'est qu'il atteint des miracles avec les chevaux. Il fait mieux que les dresser, les dompter, les faire parler : il les fait danser. Tout bêtement.
Bartabas est un magicien du galop et du bonheur sur piste. Son dernier spectacle, Battuta, suscite une avalanche d'enthousiasme depuis maintenant trois ans. Au théâtre Zingaro, à trois pas du métro, Porte d'Aubervilliers, vous pouvez encore découvrir le spectacle jusqu'au 31 décembre 2008.
Voir Battuta, c'est goûter un peu de cette joie d'enfance, extasiée, toute simple et pourtant difficile à retrouver, en cet âge que l'on dit "adulte". La grandeur nous rend nigauds : on fait des mines, on exige. On songe au prix de sa place (l'adulte peut être mesquin), on cogite sur les mises en scène, fine bouche ici, dédain par là. Parfois on s'amuse, évidemment ! certains savent le faire mieux que d'autres, c'est évident.
Mais la liberté de joie donnée par Battuta est assez rare pour la signaler, très fort. Pour preuve, les publics qui se marrent, sourient, s'étonnent, 1h15 non-stop. Tout le monde est conquis : des bobos d'Avignon, aux bourgeoises en fourrure, des gamins de cinq ans aux parents. Un régal, vivement recommandé pour finir l'année en beauté !
Battuta, jusqu'au 31 décembre à 20h30.
Théâtre Zingaro
176, avenue Jean-Jaurès 93300
AUBERVILLIERS
M° : Fort d'Aubervilliers (ligne 7)
Les réservations se passent par là.
Pour ceux qui n'auront pas la chance d'applaudir ce spectacle, un DVD est disponible.
Battuta, DVD MK2 
20 euros
Pour ce spectacle, Bartabas a choisi de nous étourdir de vitesse et de galop. Les acrobates gesticulent, jouent du violon, jettent et rattrapent leurs chapeaux sans jamais quitter le rythme infernal des chevaux, lancés à tout-va, trop heureux de se dégourdir les muscles sous les lumières. On passe d'un mariage à un autre, d'une cavalcade à un macchabée. Le tout, délicieusement fagoté de dentelles et vestons noirs. Les musiciens, à cordes et à vent, en remettent une couche sur la vitesse. On vibre tzigane, tout du long.
On ressort amoureux de Zingaro, ce théâtre de bois où les cheveaux sont rois.
Commentaires
Konnichiwa^^
Merci pour ce bon plan^^
Avec plaisir !
Si tu as l'occasion, c'est vachement beau. :)
Bon Noël !
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