15 juillet 2009
Harry Potter et le Prince de sang mêlé, the D Day !
Passer de Stendhal à J.K Rowling ?
Encore heureux !
Question de politesse intellectuelle.
Et donc, de plaisir.
Comme une foule de lecteurs éperdus, je me réjouis de retrouver Harry Potter et Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom.
Les retrouvailles de rentrée, les affres du final. Et en passant, quelques battements de coeur.
La vie, en somme.
(Quant à savoir si je me risquerais dans les salles dès ce soir, c'est à voir... Curieuse, mais pas téméraire !)
04 juillet 2009
Aujourd'hui...
j'aimerais être là
J'aimerais passer la grille de la Fondation Maeght, à St Paul, en Provence.
Revoir les silhouettes de Giacometti se dessiner sous le Soleil.
Me plonger sous l'ombre des arbres, parcourir les allées et soudain, me perdre dans le Jardin des Sculptures. Tomber face à une mosaïque murale de Chagall, une oeuvre de Miro, la fontaine de Bury.
Véritable écrin de verdure, de soleil et de sérénité, la Fondation Maeght abrite une sublime collection permanente, entre Bonnard, Léger, Calder, Braque... Car Aimé et Marguerite Maeght aimait l'art dit "contemporain", mais plus encore, ils aimaient les artistes. Ils ont donc consacré cet espace, inauguré en 1964 par Malraux, à leur passion.
Si vous avez l'occasion de passer par le sud est de la France, n'hésitez pas un instant et filez à St Paul ! Cet été, l'exposition phare est dédié à "Miro en son jardin".
Dans quinze jours, je compte bien y retourner. Pour, cette fois encore, confronter mes souvenirs emerveillés à la réalité !
Ouvert tous les jours
De 10h à 19h entre le 1e juillet et le 30 septembre.
06570 Saint Paul, à 500m. du village.
http://www.fondation-maeght.com/
12 juin 2009
Aux portes de l'été
Aux portes de l'été, les souvenirs s'affolent. Les années passées, les paysages aimés, ces lieux aperçus et déjà ancrés dans le coeur. Les proches, les cafés en terrasse, la lourdeur du soleil, le vent, la lumière qui pointe au-delà d'un feuillage, la mer.
L'un de mes souvenirs favoris me rammène près d'un lac. Pas n'importe lequel : le lac Majeur, dans le Nord de l'Italie. Si grand qu'on lui prête des allures de géant infini. Une mer à visage humain, près duquel on se sent bien, rassuré par sa quiétude, fasciné par son mystère.
La région des grands lacs italiens compte parmi les plus beaux coins de la Terre. Je ne l'ai pas visitée toute entière ? Peu importe ! Je sais. Que le Piémont est un espace de vie immensément fleuri, doux, méditerranéen, chaleureux, discret, luxueux, très simple. Au bord du lac, Stresa la flamboyante, les îles Borromées dont le seul nom fait voyager, plus haut, Locarno. Les façades ont ces couleurs ocres et jaunes qui séduisent les français habitués à moins de lumière. Le campanile du village indique les heures en délivrant un carillon mélodieux et cristallin. Une horloge qui donne envie de chanter ! Le matin, les bords du lac accueillent les grands-parents et leurs petits bambins, pédalant sur des vélos débutants. Joie de vivre une nouvelle journée près de cette eau qui apaise et mitonne une humeur en couleurs. A midi, terrasses et parasols. Puis la chaleur se plombe, on recherche la fraîcheur dans les églises, sous les pergolas, chez soi. Enfin la tombée du jour et le lac prend des allures de fête ! C'est le défilé des générations où se mêlent les jeunes filles pomponnés, les parents accompagnés de poussettes, les anciens habillés avec soin. Elégances multiples, chacun pour soi, à sa manière. Lungo lago, les conversations fusent et se croisent. Les touristent se font remarquer : en tenue de vacances, ils signalent leur différence mais sont vite acceptés, pour peu qu'un sourire les mettent à l'unisson de la soirée.
Mon souvenir favori me rammène près d'un lac. Pas n'importe lequel : le lago Maggiore. Il borde Pallanza, la ville qui a vu naître et vivre une partie de ma famille, quand le dictateur n'avait pas encore fait régner sa loi... Une ville douce, avec des magniolas en fleurs et l'église où se sont mariés mes arrière-grands-parents.
Aux portes de l'été, je pense à ces étés où j'ai découvert une bribe de leur passé.
05 mai 2009
Cadeaux d'artistes, la création en fête
L'un des charmes parisiens est sans conteste la variété des rencontres possibles. Curieuse, amatrice de bijoux, d'accessoires et de décoration, l'expo-vente "Cadeaux d'artistes" a tout pour me plaire !
C'est quoi ?
Au programme, des artistes et créateurs spécialisés dans la confection de bijoux, accessoires de mode, objets de décoration, arts de la table ou dans l'univers de l'enfant. Les dernières collections seront proposées aux visiteurs à tarif atelier.
Last but not least, "Cadeaux d'artistes", évènement fondé sur l'échange autour de la création, fête en ce joli mois de mai ses sept bougies.
C'est quand ? et où ?
Cela se passe dans le 10e arrondissement de Paris (quartier Ô combien branché ! Ou promis à le devenir...) les 15, 16 et 17 mai prochains.
A noter : L'occasion de déjeuner auparavant au Président, fameux restaurant chinois du quartier Belleville : qualité et décor clinquant au rendez-vous (120, rue du Fg Du Temple).
Cadeaux d'artistes
Les 15, 16 et 17 mai 2009 de 14h à 21h
24, Place Sainte Marthe.
75010 Paris
M° Belleville ou Goncourt
Entrée libre.
Infos ici
14 juillet 2008
Pamplona, Pobre de mi !
Ce 14 juillet est un grand jour. Festif, foudroyant d'inventivité. Non, je ne parle pas de notre Fête Nationale ! Cette année, plus que toute autre, son éclat se trouve terni par certaines invitations plus que douteuses lancées par notre président.
Ce 14 juillet, donc, est le dernier jour des fêtes de la San Fermin qui embrasent chaque année Pampelune ! Du 7 au 14 juillet, cette ville de la Navarre, au Nord de l'Espagne (Pays Basque) rend hommage à Saint Firmin. Pour l'occasion, chacun arbore une tenue immaculée, simplement rehaussée de rouge grâce au foulard (Saint Firmin fut décapité), et à la ceinture. De la grand-mère au petiot, de la ménagère faisant ses courses au jeune type abreuvé de bière, toute la population joue le jeu. Et les visiteurs se font un plaisir de suivre la danse, en enfilant pantalon, foulard et t-shirt sitôt entrés dans la ville.
La fête démarre, donc, le 7 juillet. Jour et nuit, pendant une semaine, ce n'est que liesse, rituels, traditions, et - soyons honnêtes - beuveries. En ceci comme en toute chose, chacun vit la fête à sa manière : avec drôlerie, élégance. Ou vulgarité. Au choix.
Les rues débordent de rouge et blanc. Et de verres, qui brillent au soleil.
Chaque jour, en début d'après-midi, a lieu la traversée des Géants. Les enfants se pressent pour assister au spectacle. La Place del Castillo, la plus grande place de Pamplona, est noire de monde sous un soleil de plomb.
Lors des Fêtes, la journée passe à la vitesse de la lumière. Sans rien faire. Ou si peu ! Marcher, passer d'un bistrot à un autre, grignoter un beignet de crevette, une tranche de jamon, délicieuse, quelques tapas ici et là. Puis voir ailleurs, acheter une ceinture brodée à l'éffigie de San Fermin, lire une bribe de journal local. Et vers 18h, avancer vers les arènes où se tient chaque jour à 18h30, la corrida. Loin de moi l'idée de polémiquer, entre les pro ou anti-taurins. A Pamplona, la corrida est un moment de la fête, auquel on peut assister (à prix d'or), ou pas. Personne ne vous embêtera si vous choisissez de rester deux heures sur un banc, à méditer, pendant que la foule indigne s'exclame devant les toros.
A 21h, les arènes se vident pour grossir encore le flot des promeneurs. La nuit est longue et pour certains, elle n'aura de fin qu'au petit matin, à l'heure où se prépare l'encierro. L'encierro est l'évènement qui ouvre la journée : la course qu'effectuent les toros à travers la ville, pour rejoindre les arènes. Des jeunes gens, des hommes, des fous, suivent cette course éclair (à peine 2 mn) dans la ville en frôlant le danger. Parfois, le danger se réalise et c'est le drame de la cornada, de la blessure, de la chute à deux pas des toros.
Les plus raisonnables observent la course retransmise à la télévison. Quant aux chanceux, ils profitent d'un bout de balcon dans la calle Estafete, qui leur permet de suivre le spectacle d'en haut, sans risque et en toute beauté.
En ce 14 juillet, la Fête dispense ses dernières folies. Ceux qui la vivent depuis le début son épuisés. Ceux qui l'ont vécu furtivement, une journée, savent ce qu'ils manquent à mesure que s'écoule la journée. Ils en sont revenus éblouis, chamboulés par cette vie si différente de la vie. Tout à l'heure, un chant s'élèvera vers l'Eglise San Fermin : Pobre de mi ! Pauvre de moi ! Chaque habitant, chaque visiteur de Pamplona connaîtra la tristesse de la fête achevée. Le regret des réjouissances passées. Cette année qu'il faudra vivre pour, peut-être ? les retrouver. L'an prochain, Pamplona s'illuminera de nouveau. Y serons-nous ?
22 mars 2008
Le 22 mars 1968
Le 22 mars 68 est considéré comme l'origine du fameux mois de mai. A l'université de Nanterre, près de 150 étudiants ont décidé d'occuper la tour centrale administrative de leur fac. Un symbole fort, qui marque une opposition inédite à une époque marquée par sa rigidité. Parmi ces jeunes gens, Daniel Cohn-Bendit s'impose rapidement comme leader. Leur motivation ? La libre circulation des étudiants dans la résidence universitaire. Traduction moderne : que les filles et garçons puissent se voir librement, dans leurs chambres. Vue d'aujourd'hui, cette exigence paraît bien naturelle. A l'époque, elle déménageait carrément. Comment ? Les jeunes gens auraient une vie amoureuse avant le mariage ? Des envies d'intimité ? Misère !
En mars 68, une piscine vient d'être aménagée dans le campus. Le ministre de la jeunesse et des sports est invité à l'inaugurer. En réponse aux réclamations des étudiants, François Misoffe, ministre, eut une réaction formidable : "Si vous avez des problèmes sexuels, allez-vous tremper dans l’eau froide". Bien vu, monsieur le ministre !
La suite ? Un embrasement, une cause largement adoptée, un ras-le-bol généralisé. Grèves, manifs, revendications. Et tout cela avait commencé en mars, parce que la jeunesse rêvait d'amour et de printemps.*
*Bien sûr, pas seulement. Mais aussi.
18 février 2008
Juno, oui oui !
Il en va des comédies comme de chaque chose dans la vie : certaines surfent sur la lourdeur et d'autres, plus fines mouches, ont la séduction de la rareté.
A n'en pas douter, JUNO (de Jason Reitman) fait partie de cette dernière catégorie. A vue de nez ? L'histoire d'une gamine, un peu fantasque, qui se retrouve enceinte à 16 ans. Lycée, tourments, dénouement. Rideau.
Sauf que la demoiselle a de l'humour, de l'esprit, une originalité futée qui la rend attachante après trois minutes douze de pellicule. Juno observe à fond, comprend pas mal, adore le rock et s'exprime avec la grâce d'une charretière punk. Manque de bol, bébé s'annonce. Pas simple, quand on est encore au lycée et tout juste attirée par le sexe opposé.
Pour le reste ? Il est question d'adoption par un couple problématique, d'amitié grunge avec le père adoptant, de questionnements adolescents, d'avortement, de parents tolérants, de choix, d'amour, et aussi, d'un téléphone hamburger.
Evidemment, Ellen Page incarne à merveille cette délicieuse brunette. Mais elle est bien entourée : Michael Cera est parfait en jeune père fondant de balourdise, accro à Juno, au footing et aux tic tac. Quant à Jennifer Garner, elle figure à merveille les affres de la femme en mal d'enfant - un brin névrosée sur les bords, rions un peu.
On en sort amusé, charmé et durablement touché. Pas mal, pour une comédie.
29 décembre 2007
Après la fête...
Les lendemains de fête peuvent prendre des allures très variables, selon les années et les individus. Soulagement ? Regrets ? Lassitude ? Chacun son cas, très particulier.
Mais s'il est une certitude, au lendemain de Noël et durant la semaine nous conduisant à la nouvelle année, c'est que la vie a changé.
Adieu, course aux boutiques !
Les cadeaux ont accompli leur destin. Choisis, offerts, déballés. Ils ont enchanté, exaspéré, déçu, ou stupéfait : tel est leur sort, leur mystère prestement résolu. En ce 29 décembre, les montagnes de papier doré ont disparu dans le fin fond des bennes (Sauf dans ces logis méticuleux, où le papier cadeau se plie méthodiquement en vue d'un prochain paquet. Car, en effet, "ça peut toujours servir !").
Bref, l'heure est à la découverte, aux lectures de notices en austro-hongrois... mais plus aux ruées surpeuplées. Pour preuve, les magasins affichent des mines desespérément desertiques. Il y a toujours les retardataires, qui donnent une vague contenance aux vendeurs. Sauf que l'esprit de Noël n'y est plus. Vivement les soldes et à l'année prochaine !
L'émouvante appropriation des cadeaux...
Allez, vous êtes forts, vous êtes fous : je vous propose une expérience ! Lors de vos courses au Monop', amusez-vous (ça passe le temps), à démasquer les nouveaux cadeaux de vos congénaires. Celle-ci jette des oeillades langoureuses à son manteau, au rayon foie de veau ? Cadeau. Celui-là, tout occupé à faire défiler les morceaux sur un flambant Ipod Nano ? Cadeau. Arrivé dehors, un type vous coupe la route : il observe la rue, l'oeil halluciné de l'artiste en dialogue avec sa Muse, un appareil photo rivé aux mains ? Cadeau, cadeau, cadeau. (Dans ce dernier cas, on imagine le calvaire des potos, sommés d'acclamer les clichés très "nature urbaine" du photographe en herbe. On les soutient !)
La semaine prochaine, on remet ça ?
Oui, mais non. Les magasins pourront jouer les prolongations, ce dimanche encore, pour vous permettre de farcir - une seconde fois - le frigo en saumon, champagne et petits pois, LA fête est finie. Noël, c'est le charme des commencements. Nouvel An, c'est gardons le rythme, le pli est pris. On peut passer une très bonne soirée entre amis, voir Casse-noisette à l'Opéra Bastille ou tenter le réveillon parisien du Cirque Romanes: ça sent la fin.
Et peut-être, lestés de vos euros, à bloc côté kilos, peut-être me direz-vous : les fêtes, c'est bien aussi, quand ça s'arrête ?
15 novembre 2007
Giacometti s'expose à Paris
Giacometti, c'est L'Homme qui marche, les sculptures filiformes, le corps ne tenant qu'à un fil de bronze ou de plâtre. Mais c'est aussi le reste : une oeuvre pleine, entière, des choix et des manières. Souvent méconnues.
Pour découvrir ce qui se cache au-delà des figures émaciées, pourquoi ne pas faire un tour du côté de Beaubourg ? Avec la collaboration d'Annette Giacometti, le musée présente depuis le 17 octobre une rétrospective d'Alberto Giacometti (1901-1966).
A travers des documents d'archives (lettres, études, photographies), et une vaste représentation du travail de l'artiste (sculptures, peintures, dessins), on suit la progression d'une oeuvre rarement visible avec tant de précision.
Une scénographie judicieuse - une reconstitution d'atelier, une chambre obscure et de vastes espaces - accroche le regard et laisse agréablement libre. Car la richesse d'une exposition ne va pas nécessairement de pair avec un parcours labyrinthique !
Un plaisir en plus ? Découvrir les sculptures, avec vue sur l'horizon parisien.
L'Atelier de Giacometti vous attend jusqu'au 11 février 2008.
Centre Pompidou
M° Rambuteau
10€ tarif plein, 8€ tarif réduit.
Pour une pause déjeuner so chic !, le Georges vous tend les bras au même niveau. Une clientèle d'hommes d'affaires, de touristes élégants et de parisiens au courant. A partir de 12€, vous goûterez une cuisine sûre, dans la salle dessinée par Dominique Jacob et Brendan McFarlane. Cerise sur la visite ? Le ciel de Paris, visible à travers la large baie vitrée.
18 janvier 2007
Tchekhov à Bobigny, oh oui !

La MC93 de Bobigny réussit le petit exploit d'inciter les amateurs de théâtre parisiens à traverser le périph'. Pensez, avec le nombre de théâtres concentrés dans la capitale, il faut réellement frapper fort pour marquer sa différence - et la rendre séduisante.
Ce lundi 15 janvier vers 20h10, à la sortie du métro Bobigny-Pablo Picasso (terminus de la ligne 5, presque le bout du monde), une petite troupe se dirige, à l'aveugle, hésitant un peu sur la direction, vers le Boulevard Maurice Thorez. En point de mire ? La Maison de la Culture, où se joue un petit miracle de drôlerie.
Depuis le 8 janvier, Anton Tchekhov fait rire les publics. Pas sourire. Pas opiner gentiment. Rire. Avec élan, entrain, abandon de soi et pomettes en fête. Patrick Pineau a mis en scène trois pièces en un acte du célèbre auteur russe, et depuis le début du mois, le bonheur est dans la salle. Pans de murs répartis en scène, tableau encadré, symétriquement scindé, obscurité.
Nous sommes au théâtre. Les premiers accords du célèbre et renversant "The man I love" se font entendre. Préjugé positif immédiat, attendons la suite.
La suite ne déçoit pas. Au fil des trois pièces, très brèves (chacune dure environ 25 minutes), une identique saveur de langage, d'humour et d'ironie.
La demande en mariage, servie par Hervé Briaux, Laurence Cordier et Fabien Orcien démarre fort. Tchekhov sait glisser le rire entre les drames; dans cette traduction d'André Marcowicz, il est tout simplement irrésistible. A tel point qu'on s'imagine avoir vu le meilleur de la soirée, dans cette représentation inaugurale.
Erreur : Le tragédien malgré lui va presque plus loin, porté par la formidable performance de Patrick Pineau, défendant avec fureur et un volubile désespoir les malheurs de ce père de famille croulant sous ses tâches quotidiennes. Les rires fusent, le groupe de collégiens - ce redoutable public - craque et s'esclaffe à gorge déployée.
Quand vient la dernière pièce, L'Ours, charmant duel financiéro-amoureux, on regrette de devoir se séparer, déjà, de cet univers déjanté et - c'est sa force - totalement crédible.
La vie selon Tchekhov embrasse tout, dépasse tout, s'alimente de détails infimes qui ne le sont jamais vraiment. Si l'humour est là, c'est que la vérité n'est pas loin. Ce soir-là, Bobigny était le plus bel endroit du monde. Celui où il fallait être. Alors, allez-y ! C'est jusqu'au 4 février.
La demande en mariage,
Le tragédien malgré lui,
L'ours, d'Anton Tchekhov.
Mise en scène par Patrick Pineau.
MC93, 1 Bd Lénine. M° Bobigny-Pablo Picasso (ligne 5)
Du lundi au samedi à 20h30, le dimanche à 15h30.
Relâche le mercredi et jeudi.

























Nuage de filles