Cultures et confiture

La culture sous toutes ses formes, un brin d'actu et un peu de pep's ! **********************************************************************

24 décembre 2007

Joyeux Noël !

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A tous, lecteurs ou promeneurs de la toile, je souhaite un très beau Noël !
Pour l'occasion, je vous présente mon chat en tenue de fête.
A star is born, vous ne trouvez pas ?

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02 décembre 2007

Quand ça pleut...

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La pluie, un dimanche de décembre. Presque une figure de style.
Les heureux de ce monde se figurent un retrait paisible, loin du ciel et de ses frasques : canapé, livre et radiateur.
Les plaintifs se pleignent : grimace, cheveux et paletot trempés.
Les autres, plus humains, oscillent entre ces deux tendances. Sourire aux gouttes, grosses comme des camions ? Pas simple. S'en accabler, comme d'un drame personnel ? Ne poussons pas mémé.

Donc, on regarde tomber la pluie (plaisir d'enfance).
On se félicite de son parapluie très résistant, quand les voisins de rue se font rincer (plaisir pas net).
On écoute de la musique, douce, un thé à la main. (plaisir tout simple).
On va caresser le chat, d'humeur égale dans ses siestes dominicales (plaisir tout bête).

Voilà. Donc en gros, il pleut.
Et ça fait suer !

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28 novembre 2007

iPhone or not iPhone ?

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Tous aux abris, l'iPhone sort aujourd'hui !
Pour les innocents qui ignoreraient la nature de l'évènement, l'iPhone est le dernier petit bijou proposé par Apple. Un engin ultra-léger, avec un écran qui mange tout l'appareil (on dit "panoramique"), et qui permet de téléphoner-surfer sur internet-écouter de la musique.
Donc, iPhone est formidable. Une partie de l'humanité en rêve depuis des mois, économise pièce à pièce pour s'offrir le mirifique joujou (679€), se voit déjà dans la rue : "Allo ? Devine ce que je suis en train de faire, là... Je t'appelle de mon Iphone ! Ouais, ouais, j'ai craqué... Je te laisse, j'ai un mail à envoyer !"

Fichtre, ça fait rêver. Ou pas. Dans ce monde saturé de high-tech, l'individu lambda devient de plus en plus difficile à impressionner. Un téléphone portable ? Pff. Un téléphone portable qui surfe sur le net ? Bohh. Un téléphone portable qui surfe sur le net et fait de la musique aussi ? Mouais, on ne peut même pas aller au cinéma en le regardant : c'est nul !

Donc, je fais partie de cette minorité silencieuse, pas geek pour un sou mais curieuse de modernité tout de même (faut pas pousser), qui se fiche royalement de l'iPhone, sa sortie en avant-première ce soir à 18h30 dans 12 villes françaises, son prix bloqué (faut prendre son abonnement chez Orange), son prix débloqué (on prend son abonnement où on veut).

Chic, 679€ en plus !

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10 mai 2007

On the road, again

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La France a accompli son devoir citoyen. Elle a choisi.
Un certain regard, une silhouette à part, sa préférence révélée.
Maintenant, on s'accroche et on voit.
Les yeux bien ouverts, surtout.

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22 avril 2007

Un dimanche d'élection

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Un dimanche d'élections, on se réveille avec curiosité, impatience et un peu d'appréhension.
On se dit que la prochaine fois qu'on retrouvera son lit, on "saura".
En attendant, passer la journée.
S'habiller avec soin, choisir les couleurs du coeur pour les défendre, l'air de rien.
Sortir, voir les gens, écouter, deviner, mesurer.
Se rendre au bureau 005, dans le 10e arrondissement de Paris.
Se demander, à chaque visage croisé, "pour qui se déplace-t-il ?"
Se dire que certains visages ne laissent guère place au doute.
Voir du monde, de la foule, de l'attente.
Glisser l'enveloppe bleue, qu'on trouve un peu fatiguée - d'autres scrutins, déjà ?
Entendre son nom, être consient de sa place sur une liste de noms, de gens, d'opinions, de convictions.
Etre un petit bulletin parmi d'autres, qui en annulera un autre, en confortera un autre.
Fendre la file, satisfaite et soulagée.
Attendre un peu.
Se laisser distraire par le soleil et soudain, bouillonner à nouveau.
On approche, on approche !


...

Jusqu'à 20h ce soir.
C'est un peu long, un dimanche d'élection.

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08 mars 2007

La journée de la Femme

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On peut vivre la Journée de la Femme de diverses façons.
En râlant sur sa cuisante inutilité.
En râlant sur les 20% de salaire en moins.
En compatissant au malheur de ces autres, nos semblables, nos soeurs, qui vivent en pointillés, derrière la violence, les voiles, les préjugés.
Ou en faisant ses courses.
A Monoprix, une rose est offerte à chaque femme, pour chaque passage en caisse.
Quel joli geste.
Quelle délicieuse attention.
Voilà qui donnerait presque envie de préparer le dîner, ce soir !
Jouer à la femme modèle, c'est bien, c'est beau, c'est la Nature.

Allez, je plaisante ! Ce soir, c'est les pieds sous la table.
Et puis demain, on verra si le monde a changé ?

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31 décembre 2006

Coup de foudre

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La Littérature ne s'impose pas.
Elle ne se recommande pas, ne se défend pas, ne s'argumente pas à contrecoeur de son interlocuteur.
On décide seul de commencer un livre.
On l'observe, le respire, l'explore à la va-vite. Et parfois, souvent ? l'envie d'en savoir plus, de savoir tout et plus encore, nous prend.
C'est le plus beau. Le plus fort instant. Comme en amour, lorsqu'un autre nous plaît sans trop savoir pourquoi. Quand l'histoire commence sans rien dire de l'avenir. Quand l'espoir est grand mais les craintes, tout autant.
Avec l'habitude, on apprend à orienter ses choix. A chercher la bonne voix, le bon rythme et les mots, faits pour soi. Mais toujours, à chaque texte, on reste dans l'ignorance de ce curieux mélange qu'est notre monde, face au monde du Livre. Simple et subtile question de coeur, d'humeur et de rencontre.

Belle du Seigneur est un chef-d'oeuvre de la littérature de notre époque. C'est ce que l'on nous dit, et ce qui est écrit sur la quatrième de couverture du livre (de Poche).
Soit.
Nous le croyons volontiers. Les autres sont un enfer, sont détestables, très discutables. Mais ils peuvent avoir raison, aussi.

J'ai lu 55 pages de
Belle du Seigneur. Je suis conquise et impatiente de savoir les beautés et horreurs que les 10954 pages dont j'ignore encore tout me réservent.
Les coups de foudre existent. Lorsqu'il naissent dans un livre, ils ont ceci de bouleversant qu'ils dureront pour nous jusqu'à la fin. Et plus encore.

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23 décembre 2006

Proust, le plus doux des malentendus

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Parmi les auteurs habillés - les malheureux ! - de la digne étiquette de "classiques", Proust est sans conteste l'un des plus sujet aux préjugés. C'est à dire qu'il suscite, dans le meilleur des cas, la crainte. Et dans le pire, une moue dubitative qui tourne au soupir excédé. Ceux qui ne l'ont pas lu s'enquiquinent déjà, à la simple évocation de son glorieux petit nom. Chapeau l'artiste ! Tant qu'à ne pas être aimé, autant être franchement réprouvé. (Et puis, quand on est lu à la loupe par un bon millier de thésards, chaque année, il est plus facile d'admettre la controverse.)


Rétablissons la vérité.

La Recherche du temps perdu s'étire avec bonheur sur sept volumes de 500 pages chacun. Pas de quoi fouetter un Charlus, mais la chose suffit à en effaroucher certains. Allez savoir, pourquoi.
Au cours de ces sept volumes, portant chacun les plus délicieux titres possibles (
Du côté de chez Swann, A l'ombre des jeunes filles en fleurs, Du côté de Guermantes, Sodome et Gomorrhe...), il ne se passe pas grand chose. Mais tout est intéressant.
Les jeux de barre au Luxembourg (amis du signifiant ?) (Pardon, je m'égare.), les amours muettes de l'enfance, les goûters à la campagne, avoir une Tante mal en point, le génie des robes, la voix d'un garçon d'hôtel, les couleurs de la mer, l'art de se pourrir la vie à force de jalousie, l'antisémitisme aristo, les défenseurs éclairés de Dreyfus, le sexe, le sexe sale, la saleté bourgeoise, la bourgeoisie foireuse, la foire aux obsénités mondaines, les mondanités décaties... Le narrateur, dont on sait à peine le prénom (il est évoqué une fois, comme par accident), assiste à des milliards d'évènements, miscroscopiques ou essentiels, dont il se pourlèche comme un chat.
Il s'en pourlèche, c'est à dire qu'il polit chaque facette du visible pour en faire un bijou de beauté, de pensée et d'humour.

Car le lecteur de Proust se marre. S'il a compris le swing, bien entendu. S'il sait suivre l'esprit du narrateur, tout en s'en dégageant assez pour rire, plus encore que l'auteur. Bref, s'il saisit tous les plaisirs d'écriture, les bonheurs de trouvaille, les allusions coquines, les jeux de regard auxquels se livrent constamment les personnages. Proust mis en scène par un type aussi doué que lui aurait laminé Feydeau.

Les auteurs classiques le deviennent. Avec le temps, et l'incompréhension qui lui est, parfois, liée. Proust fait partie de ces génies littéraires dont la renommée accable davantage qu'elle ne suscite. Peut-être parce qu'il n'a pas su faire moins que ce que son idéal lui dictait. Parce qu'il savait écrire comme on voudrait rêver : en détails, sans oubli, sans perdre au matin le fil de son récit.

La Recherche du temps perdu est un texte qui se désire et emporte, bien plus loin que le parfum d'une madeleine sur le bout de la langue. Il est un texte secret, dont nul ne peut parler sans l'avoir de lui-même effleuré. Serait-ce là son mystère ? Ce que l'on sait, qui est beaucoup, c'est que l'on voudrait tout oublier de sa lecture pour le retrouver intact, lointain. Et possible à découvrir, encore, pour soi.

*******************

Cette petite note m'a été suggérée par le cours proposé depuis le 30 Novembre  par Antoine Compagnon, au Collège de France. Son séminaire intitulé "Proust, mémoire de la littérature" reprendra mardi 9 janvier à 16h30, Amphi Marguerite de Navarre. (Collège de France, 11, place Marcelin Berthelot dans le 5e.)

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11 décembre 2006

Etat de grâce

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On peut errer sur le net, à peu près comme dans la rue. Sans but, pour le simple plaisir de déambuler, de voir se suivre les paysages.
Dans la rue, on avance. Les vitrines défilent, les gens se croisent, un fragment du monde se joue sous nos yeux. Si bien qu'il est rare de rentrer chez soi sans avoir saisi au moins une scène remarquable : une phrase cueillie au vol, une beauté particulière, un malheur soupçonné.
Internet est comme la rue en bas de chez vous. Il peut vous conduire tout près (juste au coin, pour chercher un e-mail), mais parfois il vous emmène loin. Vraiment loin, à condition que vous preniez la rue en bas de chez vous, puis la suivante, le boulevard, jusqu'au périph' et ensuite... on ne sait plus très bien. Sauf qu'on a parcouru un sacré bout de chemin.

Il y a quelques minutes, j'étais sur un forum de discussion évoquant le dernier clip de la chanteuse Gwen Stefani ("Wind it up", qui sample une chanson du film La Mélodie du Bonheur - Lady Oh de Lady Oh de Looo). Ce clip est visible sur You Tube, le fameux mic mac moche (ou pas) de la toile.
Curieuse, je vais jeter un oeil. La chose faite - je n'y ai trouvé qu'un relatif intérêt - je me lance dans quelques recherches de hasard : Radiohead, Madeleine Peyroux, Florence Foresti (recherches de hasard, ai-je dit !).


Puis, l'envie me vient de consulter les archives sonores de Jeff Buckley. Plusieurs pages s'affichent, mais je suis tentée par l'écoute d'un morceau en particulier. Ce sera "Hallelujah", la fameuse reprise de Leonard Cohen. La petite fenêtre de You Tube s'éclaire et laisse place au chanteur.
Je connais Jeff Buckley, j'ai écouté en boucle
Grace, son premier et unique album. Je l'ai écouté sur le célèbre double-album, Live at Sin-é. Je sais sa magie vocale, ses accents de poète écorché, le petit air mutin qui ajoute à la beauté le charme de la lucidité. Jeff Buckley est mort jeune, à 31 ans, perdu dans les flots du Mississipi, en plein succès, en pleine promesse. Je le sais. Mais You Tube me balance le visage bien vivant d'un type que je n'avais jamais vu en mouvements.

On peut deviner la vie, la voir de ses propres yeux change tout. Jeff Buckley, avec sa guitare, son regard doux et sa voix d'anguille, c'est un petit miracle dont on ressent la bizarrerie. La chanson s'écoule, dans la salle de concert, silence total. Je comprends ces gens : devant mon petit écran d'ordinateur, j'en ai fait autant. En pensant qu'il était étrange, face à un moment enfui, face à un homme absent, face à un être désormais ailleurs, d'éprouver une si forte impression.

Si les images résistent, la magie n'a qu'un temps. A la fin du morceau, Buckley lève les yeux . Recueillement du public, encore un peu groggy par ce qu'il vient d'entendre, puis explosion de joies et d'applaudissements. You Tube réunit les souvenirs mais ne va pas plus loin : après 6 minutes et 25 secondes, la fenêtre s'est assombrie. Fini.

Watch again ?

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09 novembre 2006

Faf Larage...

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...s'appelle Raphaël Mussard. Dans la vraie vie. Sur sa carte d'identité. Pour ses copains d'école.
(
Eh, t'as vu ? Raphaël, Raphaël Mussard, il est rappeur à la télé !)

Parfois, le choix d'un pseudonyme s'impose.
Inutile alors de revenir sur l'ancienne identité, ne cassons pas le mythe du mauvais garçon très énervé.
Pourtant, la nouvelle est tombée hier vers 22h50, dans "
Les secrets de Prison Break", émission diffusée par M6 en l'honneur de sa série déjà "culte" - comme on dit.
Espérons que les téléspectateurs étaient plus attentifs au sourire de Wentworth Miller (acteur principal) qu'à ce petit détail furtivement évoqué.
Wentworth est le nouveau sex symbole planétaire, il y a de l'espoir, donc.

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Immergé dans le milieu du rap marseillais depuis une dizaine d'années, Faf la Rage (c'est son choix, respectons-le) a réussi à toucher le grand public grâce à Prison Break. Comment ? En composant la version française du générique."Pas le temps", single sorti le 18 septembre 2006 fait un vrai tabac.
Loin, loin, la première impression inspirée par ce générique frenchy : ça braille, on ne pige rien ou si peu aux paroles, ça ne colle pas. Une saison plus tard, on adore la série et le générique aussi.
Réaction purement pavlovienne : anticipation du plaisir au moyen d'un signal donné. Nous y sommes.

Le préjugé est le poison de l'intelligence.

Exemple ? Faf la Rage est un rappeur, donc brutal, qui chante mal et n'a pas d'idées.
Réalité ? Raphaël est un rappeur malin, qui a changé de nom, a des idées sur la musique, les instruments, et sait en parler habilement.

Autre exemple pour la route ? Prison Break est une petite série à la va-comme-j'te-pousse, une parmi d'autres, donc, elle n'a rien à faire sur un blog pompeusement intitulé "Cultures et confiture".
Réalité ?
Prison Break est une très bonne série dont le succès repose sur l'originalité du scénario. (Un brillant ingénieur se fait coller au trou avec le plan intégral de la prison tatoué sur le corps, pour sauver son frère condamné à mort mais innocent.) Et sur sa capacité à tenir en haleine, les poings crispés et le regard perdu. En prime, une brochette d'acteurs convaincants et plutôt avenants.

Ne soyons pas sectaires ! Si jamais votre frère se retrouve en prison (je ne vous le souhaite pas), vous serez bien heureux d'avoir pris des leçons d'évasion sur M6.
Non ?

Posté par GinaFizz à 11:24 - Des goûts et des couleurs - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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