Cultures et confiture

La culture sous toutes ses formes, un brin d'actu et un peu de pep's ! **********************************************************************

17 juillet 2009

La tête dans les nuages ?

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Juan-les-Pins, été 2008

Partir, un peu.
Se griser de légèreté.
Mettre de côté le livret A, le travail dominical, les usines fermées et le destin des ouvriers.
Esquiver les ravages du paintball, l'ostentation modeste de Carla, la folie du Président. Qui n'est pas fou, juste radicalement opposé à mes convictions, mes valeurs et mon Idéal de Bonheur.
Zapper les propos de Pécresse, qui n'aurait su pour qui voter à Hénin-Beaumont. 
Oublier la rentrée, ses incertitudes, les paperasses et les impôts locaux.
Mon marchand de journaux qui peine à rassembler un salaire, prendra quinze jours de repos mais ne sait pas s'il pourra quitter Paris.

Partir, demain.
Ne rien oublier. Tout avoir en tête, comme une nécessité pour mieux savourer le plaisir des contrastes.
Dans l'avion, j'aurai l'esprit léger et le coeur en fête.
Face à la mer, je goûterai le plaisir de l'ailleurs.
Et le prix du mot "vacances", qui n'est plus toujours une évidence.

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12 juillet 2009

Pêle-mêle dominical

geranium

En ce dimanche, je soigne mes géraniums rouges.
Je me réjouis de les voir s'épanouir et s'arrondir, jusqu'à former de jolis bouquets dodus.

Le Tour de France passe au Tourmalet et ce rutuel estival, même s'il est aujourd'hui émoussé par les affaires de dopettes, continue de me réjouir. Souvenirs d'enfance, de Virenque en chien fou des montagnes, d'Indurain l'inébranlable d'alors, de résultats d'étapes scupuleusement notés sur mes carnets. Les arrivées à Paris, les retransmissions suivies avec mon grand-père. Aujourd'hui, j'aime le Tour comme une évocation de mon enthousiasme passé.

Je réfléchis à mes lectures de l'été. Chaque année, une oeuvre d'envergure, solide pavé que l'on aime enporter dans chacune de ses virées, en métro, en train ou en avion. Pour 2009, je m'imagine découvrir (enfin !) Anna Karénine de Tolstoï. Retrouver Murakami avec La fin des temps. Et sans doute aussi Jane Austen avec Mansfield Park.
En attendant, la lecture du Piéton de Paris de Léon-Paul Fargues fait tout mon bonheur. Le Paris d'avant-guerre observé par un écrivain brillant, trop artiste pour se définir comme tel, observateur des filles, des quartiers louches et des mauvais garçons. De la grâce de Paris, également, que l'on méconnaît trop souvent aux alentours de ses gares du Nord et de l'Est, des Grands Boulevards et du Montmartre originel. Un plaisir pur dans dans l'agréable collection "L'Imaginaire" Gallimard.

Et vous, des découvertes de lecture en vue ?

Bonne semaine !

29 juin 2009

Douceur du temps

Nice

Dans mon travail, les vacances n'existent que par la réalité que je leur donne. Je suis rédactrice freelance, les commandes peuvent donc survenir au détour d'un vendredi après-midi (avec rendu le lundi), s'accumuler sans trêve durant plusieurs semaines avant de se calmer, tout aussi soudainement.


Organiser son temps devient alors un exercice aussi périlleux... que délicieux. Déjeuner en terrasse pendant deux heures, poursuivre sa promenade et rejoindre son ordinateur en fin de journée. Partir en week-end, au beau milieu de la semaine. Mais travailler un dimanche, ne pas avoir un mois de congés fixé dès le printemps, improviser, changer, jongler, s'adapter.
Ce rythme me vie me plaît car il est mon meilleur antidote contre l'ennui. Varier les rencontres, les projets, les horaires : un idéal que je ne pensais pas concrétiser dans ma vie professionnelle ! Bien sûr, il réserve sa part d'ombre et d'anxiété. Par chance, je m'en accomode plutôt bien pour le moment.

Ces derniers jours, j'accomplis avec plaisir mes différentes missions, bercée par la promesse des évasions prochaines...
Il y a eu ce week-end en Isère, avec un déjeuner parfaitement sublime ici
Il y aura ces quelques jours à Nice, dont je me réjouis comme d'un rendez-vous avec la Méditerrannée.
Puis une affiche de rêve lors de la feria de Beziers, qui me rend impatiente... La Douce Emeline, peut comprendre !
Au passage, un saut en Lorraine pour déguster des crêpes et voir mes grands-parents.

L'été enrobe Paris de sa chaleur, il fait beau. Je ne suis pas en vacances - mais ma tête, oui.
C'est l'essentiel, je crois ?

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20 novembre 2008

Partir, loin !

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Il est des moments où l'on se rêverait ailleurs, dans une contrée magique auréolée de verdure, de douceur et de bienveillance. Cette photo peut y faire penser. Elle a été prise à Dublin cet été, dans le merveilleux jardin de St Stephen Green : un ilôt de fraîcheur, fait de petits ponts, étendues d'eau, bosquets sauvages et massifs fleuris.

En Irlande, on devine une gentillesse bien rare du côté de chez nous (c'est une parisienne aimant Paris et la France qui l'écrit). A peine débarqué de l'avion, vous scrutez votre plan dublinois. Trois minutes ne se sont pas écoulées que votre voisin de bus vous propose son aide. Vous peinez à identifier la composition d'une sauce, au restaurant : le garçon zélé s'empresse de vous apporter un échantillon de la dite sauce, dans un petit récipient. Au musée ? Une gardienne élégante s'intéresse à votre cas, vous aiguille dans le dédale de salles, s'enquiert de votre séjour et de votre origine. Vous salue en vous serrant la main. Pourquoi s'étonner de ces attentions souriantes, visiblement évidentes ? Parce qu'il n'en est pas toujours de même, dans le beau pays de France.

En ce 20 novembre pluvieux, les enseignants de la maternelle à l'université manifestent, car l'éducation souffre d'être trop malmenée (soyons clairs : le CAPES s'apprête à disparaître, les professeurs assureront approximativement deux matières, la formation se faisant sur le tas, les études littéraires seront prochainement saccagées - tout ceci, quand c'est précisément l'absence de subtilité intellectuelle, d'explication claire et limpide, de force des mots et des arguments qui nous poussent chaque jour plus vite dans la tiédeur concédée.)
Le ministre affirme que la grève est "démodée" quand, six mois plus tôt, nous célébrions avec passion et insistance les quarante ans de mai 68.
Les chaînes privées s'apprêtent à recueillir une nouvelle part de ce gros gâteau financier, appelée "baisse des taxes" sur les publicités, quand la même publicité est invitée à disparaître sur les chaînes publiques, par la volonté d'un seul, aux fumeuses priorités.
Devant la boulangerie ce matin, un homme comptait et recomptait dans sa main quelques pièces jaunes, visiblement insuffisantes à lui assurer son pain. Il était noir, plein d'allure, et pieds nus. Ce qui choque les passants.
L'autre jour, victoire d'Obama, mon kiosquier "de couleur" trinquait avec deux clients. Joie simple sur les visages. Plaisir partagé, dans un quartier dit "populaire".
Les motifs de réjouissance sociale sont rares. Il faut s'en emparer avec avidité, s'en délecter, parce que le temps sera long avant d'y goûter à nouveau.
Et dans ces instants de ras-le-bol et de malheur, tout miser sur l'avenir, l'espoir et sur soi-même.
Car les contrées verdoyantes attirent, mais c'est ici que la vie se passe. Droit devant, les yeux ouverts.

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09 juin 2008

Oh le bel été...

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Dans 14 minutes, le match France-Roumanie va démarrer. Je suis une fille, et je biche. Je suis une fille, coquette, rien d'une grande supporter, et je biche. Non non, je ne me suis pas découvert une passion subite pour le foot quand les bleus se sont mis à gagner. J'aime ça depuis petite, quand je portais des robes à volants et que j'aimais les faire "tourner" en virevoltant.
Foot aujourd'hui, tennis hier, cyclisme le mois prochain. Evidemment, le Tour de France n'est plus ce qu'il était. Dopage, maillots jaunes rétrogradés, tout ceci n'est guère reluisant. N'empêche : celle qui dans sa vie a noté, quotidiennement, sur un calendrier "Télé Star", le nom des vainqueurs d'étapes ne peut se défaire si rapidement de cette magie estivale. L'arrivée dans l'Alpe d'Huez continue de m'impressionner. Après, y croire ou pas...Là n'est pas ma question.

J'aime le sport pour l'élan qu'il suscite. La joie de regarder, d'espérer, parfois de gagner. Le plaisir de se réjouir. Seule condition pour être heureux ? Se prendre au jeu. Choisir son cheval, son chouchou, son équipe. Puis le suivre pas à pas et ne pas lâcher l'écran. Moi qui aime tellement lire, je retrouve dans le sport ce plaisir de s'absenter à soi-même. Concentrer son énergie sur un ailleurs : court de tennis, terrain de foot ou bassin chloré. Parce que je ne fais pas les choses à moitié, tant qu'à faire. Donc, j'aime tous les sports. Ceux de filles (patinages, GRS), ceux, bien virils, qui ne me vont pas du tout (rugby, judo) ou encore ceux, plus rares, que l'on ne voit qu'aux JO (bi-athlon, ski, boblseigh, équitation).

Parfois, la surprise de mes interlocuteurs m'amuse. Toi, tu aimes ça ?! 
Et oui. D'ailleurs, je file, ça commence. Allez les bleus !

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04 juin 2008

Sophie Calle, ça fait mal

Sophie_Calle

Sophie Calle est une figure incontournable de la scène artistique française de ces dernières années. Photographe, plasticienne, vidéaste et écrivain, on la retrouve toujours différente, ailleurs. Mais finalement, toujours, fatalement, très cohérente.

La cohérence ? Le choix d'une bizarrerie, d'une intrusion, d'une impudeur appliquée à soi-même ou aux autres. Chaque exposition de Sophie Calle est un petit phénomène : fenêtre ouvetre sur les intimités, bas les masques et fonce dans le tas. On aime. Ou pas.
En 2003, Beaubourg lui a consacré une vaste rétrospective. Nature curieuse, je vais voir. Stupeur. Plusieurs de ses travaux sont présentés. En vrac ? Un lit, dans lequel vont se succéder plusieurs jours durant, des individus hommes et femmes. Chacun y passe quelques heures, somnole, ou dort profondément. Au chevet, Sophie Calle photographie. Draps froissés, corps innocents du sommeil. Pourquoi ? Pourquoi pas. Autre idée : Sophie Calle embauche un détective privé et se fait suivre lors de ses journées. Marches dans la rue, arrêt au cimetière, Sophie Calle joue à se faire avoir. Histoire de vivre ce qu'elle ne rechigne pas à imposer aux autres ?
Il y a de nombreuses années, l'une de ses idées consista à feuilleter les pages d'un carnet d'adresses trouvé (?), subtilisé (?), puis à contacter les personnes y figurant afin qu'elles lui parlent du propriétaire. Il y a de la gêne dans l'air, on dit que le propriétaire en aurait vivement souffert.

Pour sa dernière exposition, Sophie Calle opère une plongée dans la douleur amoureuse. Un homme lui adresse une lettre de rupture :

" Je n’ai pas su répondre. C’était comme s’il ne m’était pas destiné. Il se terminait par ces mots : Prenez soin de vous. J’ai pris cette recommandation au pied de la lettre. J’ai demandé à cent sept femmes – dont une à plumes et deux en bois –, choisies pour leur métier, leur talent, d’interpréter la lettre sous un angle professionnel. L’analyser, la commenter, la jouer, la danser, la chanter. La disséquer, l’épuiser. Comprendre pour moi. Parler à ma place. Une façon de prendre le temps de rompre. A mon rythme. Prendre soin de moi."

Soit. Comme souvent, le projet charme par son originalité. Mais qu'en est-il, dans la vraie vie ? En vrai, on se rend à la Bibliothèque Nationale, rue de Richelieu à Paris. Superbe édifice, douce empreinte des savoirs et manuscrits encore réunis dans les lieux. Quelque part dans les bâtiments, les écritures de Proust, Flaubert ou Montaigne sont nichées bien à l'abri.
La salle d'étude, aujourd'hui fermée aux étudiants et chercheurs, accueille l'exposition. Les étagères de livres ont été vidées mais la magie opère : enfilades de bureaux en bois vernis, lampes individuelles, hauteur de plafond à toucher les étoiles.

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Dans ce lieu de paix, le vacarme. Pas exactement du bruit, du brouhaha. Incessant. En face de l'entrée, un écran projette l'image d'une femme interprétant la lettre de rupture en langage des signes. Sur les petits bureaux, des écrans plats ont été placés : sur chacun, une femme exprime sa version de la lettre en lisant, chantant, criant, dansant. Ici, Arielle Dombasle s'énerve, là-bas, Nathalie Dessay mime un baiser à la caméra, plus loins une voyante tire les cartes pour y voir plus clair, une pianiste adapte en notes les mots de l'homme indélicat. De toutes parts, des visages, des mondes, des moyens, des sensibilités, des voix. Les voix mêlées sont discordantes, assourdissantes, fatigantes. On peine à se concentrer, un flot d'inquiétude n'est pas loin de monter. L'homme l'a quittée, l'a fait souffrir. Que reste-t-il de cette souffrance ? Un bruit et du malaise. Comme s'il nous fallait porter, nous aussi, cette histoire qui n'est pas la nôtre.

Si vous êtes curieux de voir cette exposition, sachez qu'elle dure jusqu'au 15 juin 2008. Vous pouvez aussi profiter de votre passage à la Bibliothèque Nationale pour découvrir les irrésistibles caricatures de Daumier, qui sont également exposées actuellement.

Si cela ne vous dit rien, le quartier Richelieu vaut tout de même le détour : galeries couvertes, libraires anciens, salons de thé raffinés sous les lambris et à deux pas, la fameuse cave Legrand dans laquelle vous trouverez des trésors de vins et gourmandises à déguster toute l'année ! Il y a même un espace de dégustation-restauration, avec des plats ultra-soignés. Un bonheur !

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24 décembre 2007

Joyeux Noël !

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A tous, lecteurs ou promeneurs de la toile, je souhaite un très beau Noël !
Pour l'occasion, je vous présente mon chat en tenue de fête.
A star is born, vous ne trouvez pas ?

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02 décembre 2007

Quand ça pleut...

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La pluie, un dimanche de décembre. Presque une figure de style.
Les heureux de ce monde se figurent un retrait paisible, loin du ciel et de ses frasques : canapé, livre et radiateur.
Les plaintifs se pleignent : grimace, cheveux et paletot trempés.
Les autres, plus humains, oscillent entre ces deux tendances. Sourire aux gouttes, grosses comme des camions ? Pas simple. S'en accabler, comme d'un drame personnel ? Ne poussons pas mémé.

Donc, on regarde tomber la pluie (plaisir d'enfance).
On se félicite de son parapluie très résistant, quand les voisins de rue se font rincer (plaisir pas net).
On écoute de la musique, douce, un thé à la main. (plaisir tout simple).
On va caresser le chat, d'humeur égale dans ses siestes dominicales (plaisir tout bête).

Voilà. Donc en gros, il pleut.
Et ça fait suer !

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28 novembre 2007

iPhone or not iPhone ?

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Tous aux abris, l'iPhone sort aujourd'hui !
Pour les innocents qui ignoreraient la nature de l'évènement, l'iPhone est le dernier petit bijou proposé par Apple. Un engin ultra-léger, avec un écran qui mange tout l'appareil (on dit "panoramique"), et qui permet de téléphoner-surfer sur internet-écouter de la musique.
Donc, iPhone est formidable. Une partie de l'humanité en rêve depuis des mois, économise pièce à pièce pour s'offrir le mirifique joujou (679€), se voit déjà dans la rue : "Allo ? Devine ce que je suis en train de faire, là... Je t'appelle de mon Iphone ! Ouais, ouais, j'ai craqué... Je te laisse, j'ai un mail à envoyer !"

Fichtre, ça fait rêver. Ou pas. Dans ce monde saturé de high-tech, l'individu lambda devient de plus en plus difficile à impressionner. Un téléphone portable ? Pff. Un téléphone portable qui surfe sur le net ? Bohh. Un téléphone portable qui surfe sur le net et fait de la musique aussi ? Mouais, on ne peut même pas aller au cinéma en le regardant : c'est nul !

Donc, je fais partie de cette minorité silencieuse, pas geek pour un sou mais curieuse de modernité tout de même (faut pas pousser), qui se fiche royalement de l'iPhone, sa sortie en avant-première ce soir à 18h30 dans 12 villes françaises, son prix bloqué (faut prendre son abonnement chez Orange), son prix débloqué (on prend son abonnement où on veut).

Chic, 679€ en plus !

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10 mai 2007

On the road, again

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La France a accompli son devoir citoyen. Elle a choisi.
Un certain regard, une silhouette à part, sa préférence révélée.
Maintenant, on s'accroche et on voit.
Les yeux bien ouverts, surtout.

Posté par GinaFizz à 07:33 - Des goûts et des couleurs - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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