02 février 2008
Un simple détail
Vous reconnaissez ce petit lapin ? Dans leur rythme effréné, les parisiens n'y font plus guère attention. Il faut surprendre l'étonnement chez les touristes, en particulier les enfants, pour que se pose à nouveau la question que tous, parisiens ou voyageurs de passage, nous nous sommes posée un jour :
Que fout ce lapin dans le métro ?
Et si l'on veut pousser le raisonnement : pourquoi un lapin capable de prendre la ligne 11 jusqu'à Châtelet, serait-il assez nigaud pour se coller les doigts entre deux portes ?
J'imagine d'ici le brainstorming à la ratp, dans les années 80 (cette image n'est pas toute jeune).
Une tablée de communicants innovants, chargée de trancher la fatidique question de l'affichette de sécurité. D'abord, choisir une image sympathique. Mais pédagogique. Et claire. Que tout le monde puisse comprendre sans se fouler un neurone. Y compris les enfants. Surtout les enfants. Qui dit enfants, dit petites niaiseries, coloriages, dessins animés... Stop les gars, on a pas les moyens ! Ok. Restons sur le dessin. Dessin, dessin, Walt Disney... Il fait quoi Disney ? Il dessine des renards, des biches et des cockers... Faut trouver un truc. Un chien ? Trop sale. Un cheval ? Trop grand. Un chat ? Trop futé pour se coller les pattes là où il faut pas. Un lapin ? Pas mal. C'est rassurant, pas connotée. Allez, zou ! On part sur le lapin !
Voilà. C'est comme ça que tout a commencé. Vous aussi, vous êtes déçus ?
P. S : Mais au fait, qui a choisi d'habiller cette bestiole en jaune ?
20 janvier 2008
Otis, la classe...
Otis Redding Sitting on the dock
Il arrive que le temps n'en finisse plus de nous balader : ici, là, là-bas, plus loin encore ! C'est un peu ce qui m'arrive ces dernières semaines. Un nouveau travail aussi prenant que stimulant, et voici que le blog fait grise mine, tout penaud d'être délaissé.
Pour mettre un peu de vie en ces lieux, j'ai choisi le noir et blanc. Non, je vous l'assure, l'absence de couleurs n'a rien de ringard : la vie était aussi vive et lumineuse dans les 60's. On savait se marrer aussi fort qu'aujourd'hui et certains savaient même chanter. C'est le cas d'Otis Redding, star et seigneur, de son état. Un grain de voix, ouaaaah, une allure ohhhhh, et l'enchantement pour la journée.
Voici ce que je vous propose pour ce dimanche aux températures trop douces pour être honnêtes. Otis Redding et son fameux "Sitting on the dock of the bay". Dans cette vidéo, les images et la chanson sont un peu décalées, on devine le montage bien intentionné. M'enfin, si comme moi vous n'avez pas eu la chance de voir Otis en concert, vous pourrez y trouver votre bonheur.
(Vous verrez, au début de la vidéo, les deux copines qui se chahutent dans le public : l'une donne un petit coup de coude à l'autre, qui la punit d'un "toc toc" sur le front - après avoir pris à témoin le seul homme de la bande. Scène marrante, on croirait qu'elles jouent la comédie.)
Bon dimanche à tous !
29 décembre 2007
Après la fête...
Les lendemains de fête peuvent prendre des allures très variables, selon les années et les individus. Soulagement ? Regrets ? Lassitude ? Chacun son cas, très particulier.
Mais s'il est une certitude, au lendemain de Noël et durant la semaine nous conduisant à la nouvelle année, c'est que la vie a changé.
Adieu, course aux boutiques !
Les cadeaux ont accompli leur destin. Choisis, offerts, déballés. Ils ont enchanté, exaspéré, déçu, ou stupéfait : tel est leur sort, leur mystère prestement résolu. En ce 29 décembre, les montagnes de papier doré ont disparu dans le fin fond des bennes (Sauf dans ces logis méticuleux, où le papier cadeau se plie méthodiquement en vue d'un prochain paquet. Car, en effet, "ça peut toujours servir !").
Bref, l'heure est à la découverte, aux lectures de notices en austro-hongrois... mais plus aux ruées surpeuplées. Pour preuve, les magasins affichent des mines desespérément desertiques. Il y a toujours les retardataires, qui donnent une vague contenance aux vendeurs. Sauf que l'esprit de Noël n'y est plus. Vivement les soldes et à l'année prochaine !
L'émouvante appropriation des cadeaux...
Allez, vous êtes forts, vous êtes fous : je vous propose une expérience ! Lors de vos courses au Monop', amusez-vous (ça passe le temps), à démasquer les nouveaux cadeaux de vos congénaires. Celle-ci jette des oeillades langoureuses à son manteau, au rayon foie de veau ? Cadeau. Celui-là, tout occupé à faire défiler les morceaux sur un flambant Ipod Nano ? Cadeau. Arrivé dehors, un type vous coupe la route : il observe la rue, l'oeil halluciné de l'artiste en dialogue avec sa Muse, un appareil photo rivé aux mains ? Cadeau, cadeau, cadeau. (Dans ce dernier cas, on imagine le calvaire des potos, sommés d'acclamer les clichés très "nature urbaine" du photographe en herbe. On les soutient !)
La semaine prochaine, on remet ça ?
Oui, mais non. Les magasins pourront jouer les prolongations, ce dimanche encore, pour vous permettre de farcir - une seconde fois - le frigo en saumon, champagne et petits pois, LA fête est finie. Noël, c'est le charme des commencements. Nouvel An, c'est gardons le rythme, le pli est pris. On peut passer une très bonne soirée entre amis, voir Casse-noisette à l'Opéra Bastille ou tenter le réveillon parisien du Cirque Romanes: ça sent la fin.
Et peut-être, lestés de vos euros, à bloc côté kilos, peut-être me direz-vous : les fêtes, c'est bien aussi, quand ça s'arrête ?
24 décembre 2007
Joyeux Noël !
A tous, lecteurs ou promeneurs de la toile, je souhaite un très beau Noël !
Pour l'occasion, je vous présente mon chat en tenue de fête.
A star is born, vous ne trouvez pas ?
22 décembre 2007
Battuta, une fête pour les Fêtes !
Dans notre société folle, un homme étrange existe. On ne sait pas grand'chose de lui, si ce n'est qu'il atteint des miracles avec les chevaux. Il fait mieux que les dresser, les dompter, les faire parler : il les fait danser. Tout bêtement.
Bartabas est un magicien du galop et du bonheur sur piste. Son dernier spectacle, Battuta, suscite une avalanche d'enthousiasme depuis des mois. Au théâtre Zingaro, à trois pas du métro, Porte d'Aubervilliers, vous pouvez encore découvrir le spectacle jusqu'au 31 décembre 2007. La troupe s'envolera ensuite pour une tournée lointaine, à Hong-Kong puis en Pologne.
Pour ce spectacle, Bartabas a choisi de nous étourdir de vitesse et de galop. Les acrobates gesticulent, jouent du violon, jettent et rattrapent leurs chapeaux sans jamais quitter le rythme infernal des chevaux, lancés à tout-va, trop heureux de se dégourdir les muscles sous les lumières. On passe d'un mariage à un autre, d'une cavalcade à un macchabée. Le tout, délicieusement fagoté de dentelles et vestons noirs. Les musiciens, à cordes et à vent, en remettent une couche sur la vitesse. On vibre tzigane, tout du long.
On ressort amoureux de Zingaro, ce théâtre de bois où les cheveaux sont rois.
Voir Battuta, c'est goûter un peu de cette joie d'enfance, extasiée, toute simple et pourtant difficile à retrouver, en cet âge que l'on dit "adulte". La grandeur nous rend nigauds : on fait des mines, on exige. On songe au prix de sa place (l'adulte peut être mesquin), on cogite sur les mises en scène, fine bouche ici, dédain par là. Parfois on s'amuse, évidemment ! certains savent le faire mieux que d'autres, c'est évident.
Mais la liberté de joie donnée par Battuta est assez rare pour la signaler, très fort. Pour preuve, les publics qui se marrent, sourient, s'étonnent, 1h15 non-stop. Tout le monde est conquis : des bobos d'Avignon, aux bourgeoises en fourrure, des gamins de cinq ans aux parents. Un régal, vivement recommandé pour finir l'année en beauté !
Battuta, jusqu'au 31 décembre à 20h30.
Théâtre Zingaro
176, avenue Jean-Jaurès 93300
AUBERVILLIERS
M° : Fort d'Aubervilliers (ligne 7)
Les réservations se passent par là.
Pour ceux qui n'auront pas la chance d'applaudir ce spectacle, un DVD est disponible.
Battuta, DVD MK2 
20 euros
02 décembre 2007
Quand ça pleut...
La pluie, un dimanche de décembre. Presque une figure de style.
Les heureux de ce monde se figurent un retrait paisible, loin du ciel et de ses frasques : canapé, livre et radiateur.
Les plaintifs se pleignent : grimace, cheveux et paletot trempés.
Les autres, plus humains, oscillent entre ces deux tendances. Sourire aux gouttes, grosses comme des camions ? Pas simple. S'en accabler, comme d'un drame personnel ? Ne poussons pas mémé.
Donc, on regarde tomber la pluie (plaisir d'enfance).
On se félicite de son parapluie très résistant, quand les voisins de rue se font rincer (plaisir pas net).
On écoute de la musique, douce, un thé à la main. (plaisir tout simple).
On va caresser le chat, d'humeur égale dans ses siestes dominicales (plaisir tout bête).
Voilà. Donc en gros, il pleut.
Et ça fait suer !
28 novembre 2007
iPhone or not iPhone ?
Tous aux abris, l'iPhone sort aujourd'hui !
Pour les innocents qui ignoreraient la nature de l'évènement, l'iPhone est le dernier petit bijou proposé par Apple. Un engin ultra-léger, avec un écran qui mange tout l'appareil (on dit "panoramique"), et qui permet de téléphoner-surfer sur internet-écouter de la musique.
Donc, iPhone est formidable. Une partie de l'humanité en rêve depuis des mois, économise pièce à pièce pour s'offrir le mirifique joujou (679€), se voit déjà dans la rue : "Allo ? Devine ce que je suis en train de faire, là... Je t'appelle de mon Iphone ! Ouais, ouais, j'ai craqué... Je te laisse, j'ai un mail à envoyer !"
Fichtre, ça fait rêver. Ou pas. Dans ce monde saturé de high-tech, l'individu lambda devient de plus en plus difficile à impressionner. Un téléphone portable ? Pff. Un téléphone portable qui surfe sur le net ? Bohh. Un téléphone portable qui surfe sur le net et fait de la musique aussi ? Mouais, on ne peut même pas aller au cinéma en le regardant : c'est nul !
Donc, je fais partie de cette minorité silencieuse, pas geek pour un sou mais curieuse de modernité tout de même (faut pas pousser), qui se fiche royalement de l'iPhone, sa sortie en avant-première ce soir à 18h30 dans 12 villes françaises, son prix bloqué (faut prendre son abonnement chez Orange), son prix débloqué (on prend son abonnement où on veut).
Chic, 679€ en plus !
20 novembre 2007
Jour de manifestations

16 novembre 2007
Le Loir dans la théière ? Un délicieux repère...
Le Loir dans la théière, c'est tout un poème. Vous pensez, avec un nom pareil ! Les connaisseurs saisiront l'allusion à Alice au pays des merveilles, les autres se contenteront de plonger dans les merveilles du Loir.
En deux mots, de quoi s'agit-il ?
Le Loir est un salon de thé, niché dans le Marais. Ambiance récup' cosy sur deux salles, bobos en pagaille. La clientèle (toujours) nombreuse, (souvent) jeune, se délecte de patisseries maison, de brunch gourmands ou de thés, artistement parfumés. On vient à deux, à trois, à six (il vous faudra alors patienter pour trouver une table à votre taille) et l'on s'installe sur des fauteuils ravagés mais moelleux.
Côté pâtisserie, ils assurent vraiment ?
Plus que ça. Ils créent l'embarras du choix, le vrai, le douloureux, qui dramatise l'hésitation entre crumble aux pommes, tiramitsu et citron meringué. Car la tarte aux citron est l'îcone du Loir, la star qui captive au premier regard jeté sur l'assiette voisine !
Pour un brunch, est-ce l'endroit qu'il me faut ?
Des goûts et des couleurs, on ne discute pas... Toutefois, si vous préférez les jus de fruits frais aux breuvages en brique, le pain toasté à la baguette précuite, les oeufs brouillés à souhait et toujours esthétiques : allez-y ! Selon les formules et votre appétit, vous aurez la possibilité de goûter au brunch classique (jus de fruit/boisson chaude/tartines/croissants/oeuf/yahourt/compote/confiture) ou de lui associer en prime l'une des sompteuses patisseries pré-citées.
C'est où ? Quand ? Comment ? J'y vole !
Le Loir dans la théière, ça se passe au 3, rue des Rosiers dans le 4e à Paris, métro Saint Paul.
C'est ouvert tous les jours de l'année, du lundi au dimanche de 11h à 19h.
Les brunch sont à 16 ou 22€. A partir de 16h, vous pourrez profiter de la formule goûter à 9,50€ incluant une patisserie et un thé de votre choix.
En sortant, les fashionista trouveront leur bonheur auprès des Gérard Darel, Maje, Ba&sh and co. semés au fil des rues alentours. Ou faire un saut aux musées Carnavalet et Picasso, situés à deux pas.
Sympa, n'est-il pas ?
15 novembre 2007
Giacometti s'expose à Paris
Giacometti, c'est L'Homme qui marche, les sculptures filiformes, le corps ne tenant qu'à un fil de bronze ou de plâtre. Mais c'est aussi le reste : une oeuvre pleine, entière, des choix et des manières. Souvent méconnues.
Pour découvrir ce qui se cache au-delà des figures émaciées, pourquoi ne pas faire un tour du côté de Beaubourg ? Avec la collaboration d'Annette Giacometti, le musée présente depuis le 17 octobre une rétrospective d'Alberto Giacometti (1901-1966).
A travers des documents d'archives (lettres, études, photographies), et une vaste représentation du travail de l'artiste (sculptures, peintures, dessins), on suit la progression d'une oeuvre rarement visible avec tant de précision.
Une scénographie judicieuse - une reconstitution d'atelier, une chambre obscure et de vastes espaces - accroche le regard et laisse agréablement libre. Car la richesse d'une exposition ne va pas nécessairement de pair avec un parcours labyrinthique !
Un plaisir en plus ? Découvrir les sculptures, avec vue sur l'horizon parisien.
L'Atelier de Giacometti vous attend jusqu'au 11 février 2008.
Centre Pompidou
M° Rambuteau
10€ tarif plein, 8€ tarif réduit.
Pour une pause déjeuner so chic !, le Georges vous tend les bras au même niveau. Une clientèle d'hommes d'affaires, de touristes élégants et de parisiens au courant. A partir de 12€, vous goûterez une cuisine sûre, dans la salle dessinée par Dominique Jacob et Brendan McFarlane. Cerise sur la visite ? Le ciel de Paris, visible à travers la large baie vitrée.












